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P R I N T N E W S   #7
La référence des solutions d'impression optimisées
ENCADRÉ
Papier jet d’encre, papier laser
«Tout le monde recherche le mouton à cinq pattes pour optimiser les achats, réduire les stocks et diminuer les références d’approvisionnement, avance Jean-Jacques Archambault, chef de produits chez Canon. Malheureusement, le papier dit multifonction est un leurre ! Les papetiers fabriquent des papiers différents, ce qui prouve que les papiers sont réellement adaptés à chaque matériel et à chaque technologie d’impression.» Certes, le compromis idéal entre qualité et prix du papier ne peut ignorer la composante usage, mais, dans un environnement bureautique, tout le monde sait que la qualité du papier revêt une importance secondaire lorsqu’on utilise le laser. Attention cependant de ne pas descendre en dessous d’un grammage 70 si l’on veut éviter les bourrages de papier. L’impression jet d’encre est plus exigeante et requiert souvent un papier couché, communément appelé papier glacé, dont la principale caractéristique est de posséder une couche pigmentaire qui assure la cohésion extérieure de la feuille en obstruant les porosités de la surface du papier afin que l’encre n’y pénètre pas. Selon le résultat recherché, il faut aussi choisir entre papier jet d’encre mat ou brillant. Ce dernier a subit une opération de calandrage supplémentaire qui lui donner une réflectivité plus importante, un aspect plus "brillant".
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Le bon papier au bon prix

Dans le budget alloué à l’impression, l’achat de papier occupe une place importante. Une raison suffisante pour s’approvisionner en jouant sur des critères qualitatifs, économiques et respectueux de l’environnement.

par Frédéric Bergonzoli

C’est une évidence, un papier s’achète en fonction de l’utilisation que l’on souhaite en faire. Pourtant, nombreux sont les exemples où les nécessités économiques dépassent les considérations liées à l’usage. Un copieur, un MPF ou une imprimante jet d’encre couleur n’exigent pas le même type de papier et donc ne génèrent pas les mêmes coûts. « En entreprise, l’utilisation du laser domine, explique Marie-Pierre Richer, responsable consommables chez Epson. On se pose par conséquent beaucoup moins de questions sur le support laser que le jet d’encre. En dehors des papiers couchés pour laser qui offrent une meilleure qualité mais correspondent à une demande beaucoup plus réduite, c’est typiquement le papier de la photocopieuse qu’on met dans l’imprimante laser. » Que risque-t-on à mettre un papier inadapté dans un tel ou tel périphérique ? Avant tout un résultat de piètre qualité et des écarts colorimétriques désastreux, mais aussi une détérioration de la mécanique d’impression à plus ou moins long terme. Pour l’environnement bureautique, les papetiers classifient leurs offres avec les  lettres A, B et C correspondant respectivement à une qualité d’impression haut, milieu et entrée de gamme. La perception anglo-saxonne est plus fine avec une numérotation allant de 1 à 5 : 1 pour les internal documents ; 2 pour les external documents ; 3 pour les presentation documents ; 4 pour les prestige papers et 5 pour les high quality graphics. 

Quel que soit le classement, il faut savoir différencier la qualité de ces papiers. « Quatre grandes caractéristiques permettent de comparer les produits, explique Frédérique Garçonnet, chef de groupe consommables chez Brother. Il y a la blancheur du papier, sa rigidité, son comportement lors du passage dans l’imprimante et, enfin, son état de surface. » Pour effectuer un contrôle visuel et tactile du papier que l’on souhaite acheter, nul besoin de sortir d’une grande école papetière. Ce contrôle se fait idéalement à l’aide de la fiche technique du papetier ou bien des informations livrées sur l’emballage de la ramette. Il faut d’abord considérer la blancheur. Elle est exprimée en ISO et représente le pourcentage de lumière réfléchie par la surface du papier. « On évalue la blancheur d’un papier à la lumière naturelle et non sous une lampe, conseille Frédérique Garçonnet. Plus il parait éclatant mieux c’est car, en France, on aime la blancheur. » Le papier est avant tout une couche de fibres de cellulose dont la nature détermine la rigidité. « Pour évaluer la rigidité, on peut faire glisser deux feuilles de papier depuis une surface plane vers le vide et déterminer laquelle se courbe le plus rapidement, poursuit Frédérique Garçonnet. On peut également apprécier cette rigidité à la main… on parle d’ailleurs de la main du papier pour évoquer sa rigidité. Faîtes le rapport entre l’épaisseur et le grammage d’un papier pour obtenir  un chiffre compris entre 1 et 1.5 : plus vous êtes près de 1.5, meilleure est la main du papier et donc sa rigidité.» Pour sa part, le passage dans le moteur d’impression est étroitement lié à cette rigidité. Le classique bourrage de papier est le plus souvent dû à un manque de rigidité. Quant au critère de l’état de surface, il s’appuie sur la porosité du papier, porosité déterminée par la répartition homogène des fibres de cellulose sur l’ensemble de la feuille.

A effectuer impérativement avant de choisir son papier, les tests d’impression en qualité texte et graphique sont aussi l’occasion de s’assurer que la page imprimée conserve une bonne tenue et reste notamment plate, signe que le papier possède un taux d’humidité correct. Lorsque le papier a été choisi, reste à l’acheter. Les sources d’approvisionnement sont multiples et la volumétrie demeure le meilleur levier de négociation, les gros tonnages permettant de travailler en direct avec les papetiers. On achète donc en fonction de la taille de l’entreprise mais la plus grosse société ne réalise pas forcement les plus belles économies.  « A long terme, l’optimisation des problématiques d’achats de consommables passe par les distributeurs qui proposent des solutions d’eprocurement, précise Fabrice Claes, responsable marketing grands comptes chez Brother. En mettant en place des contrats cadres, l’eprocurement est aujourd’hui le meilleur moyen de faire des économies. En plus des possibilités de  négocier sur des volumes, les procédures d’achat sont simplifiées, sans surprises et finalement, les économies touchent aussi les process et la logistique. »
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