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Labels et directives
Point vert : le logo « Point Vert » figure sur 95% des emballages. Grâce à lui, on reconnaît une entreprise partenaire du programme national de valorisation des emballages.
ISO 14001 : cette norme, qui existe depuis 1996, reconnaît à un système de management environnemental la certification lui permettant de mener sa politique et d’atteindre des objectifs liés aux exigences législatives. L’ISO 14001 intègre les problèmes d’environnement dans le management global de l'entreprise à la même place que ceux de la qualité et de la sécurité.
DEEE : le matériel bureautique et informatique en fin de vie ainsi que les consommables usagés constituent une partie des Déchets d’Equipement Électriques et Electroniques soumis à une législation particulière de récupération. Pour les produits mis au rebut depuis août 2005, la directive sur les DEEE prévoit un système de collecte sélective mis en place et financé par les fabricants de ces produits. Les constructeurs sont également tenus de valoriser, et plus particulièrement de réutiliser leurs déchets plus que de les détruire. La directive impose, en effet, un objectif de collecte de 4 kg de déchets par an et par habitant, avant le 31 décembre 2006. On estime qu’environ 1,7 million de tonnes de DEEE sont générés chaque année par les entreprises et les ménages.
RoHs : depuis le1er juillet 2006, la directive européenne RoHS (Reduction of Hazardous substances) proscrit l’utilisation de quatre métaux lourds et deux retardateurs de flamme dans tout matériel informatique. Si aucun symbole n’identifie les appareils conformes à la directive, les nouveaux produits mis sur le marché sont censés respecter la norme. La directive RoHs s’applique également aux pièces de rechange utilisées dans le cadre des contrats de maintenance des équipements.
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Stratégie
Les constructeurs sommés de respecter l’environnement

Les fabricants de matériel d’impression assument leur part de responsabilité dans les problèmes qui bouleversent l’équilibre de la planète. A leur échelle, ils fournissent des solutions satisfaisantes.

par Frédéric Bergonzoli

On le dit depuis un bon moment, la terre n’est pas au mieux de sa forme. Politiques, industries, entreprises et consommateurs, nous en portons tous la responsabilité. Loin d’être la plus polluante, l’industrie high-tech n’en n’est pas moins pointée du doigt à l’heure des diagnostics environnementaux. Et c’est certain, le secteur de l’impression est lui aussi contraint de faire des efforts. Premier constat, il y a les bons élèves, majoritaires et résolus. Il y a aussi les mauvais qui, poussés par des considérations économiques, rejoignent le rang de la raison. Car la législation aidant, les entreprises restées sourdes aux menaces de désastres écologiques se trouvent aujourd’hui dans une position où il leur est fiscalement plus avantageux de ne pas polluer.

La pression des consommateurs, même si elle reste encore relative, est un élément supplémentaire en faveur du changement des mentalités. Les constructeurs qui n’ont nul besoin d’être convaincus agissent en amont de la conception, au moment des phases de recherche et développement. Ils tiennent compte de toutes les étapes du cycle de vie des produits et évaluent leurs impacts sur l’environnement. Limiter la pollution de l’air et économiser de l’eau au moment d’usiner la coque d’une imprimante, concevoir un MFP avec des matériaux 100 % recyclables tout en abaissant la consommation énergétique qu’il absorbera pendant son utilisation, créer une logistique de livraison qui produira moins de CO2 constituent les préoccupations majeures des nouveaux responsables du développement durable.

La création d’un SME, Système de Management Environnemental, est alors nécessaire, tant au niveau des sites de production que des différents circuits empruntés par les produits, de leur sortie d’usine à leur mise au rebut. Il s’agit pour l’entreprise de gérer dans le temps les actions concrètes qu’elle peut et doit conduire en faveur de l’environnement, dans le respect des différentes législations en vigueur. A ce titre, les certifications ISO 14001 pour les labels et les directives DEEE et RoHs pour la loi (voir ci-contre) se révèlent êtres des leviers efficaces.

Mais plus que le moyen d’éviter des pénalités, le management environnemental se caractérise d’abord par un esprit volontariste qui implique tous les acteurs de l’entreprise. On travaille plus sereinement pour ou en partenariat avec une société respectueuse du développement durable que pour une entreprise qui base ses activités exclusivement sur le profit sans se soucier de conséquences néfastes pour l’environnement. Certes, la difficulté de concilier impératifs de rentabilité et actions en faveur de la planète est l’un des principaux écueils avancés par les managers. Cependant, le risque d’apparaître aux yeux des clients et du grand public comme étant une entreprise polluante est bien trop grand pour que l’on néglige les aspects environnementaux. Un produit estampillé par un éco-label, n’est pas simplement « tendance », il répond aux attentes d’une frange grandissante de consommateurs. De plus en plus de clients sont, en effet, sensibles au conditionnement des produits qu’ils reçoivent. L’absence de polystyrène, par exemple, dans des packaging en carton recyclé est un signe qui ne trompe pas sur l’engagement d’un constructeur.

Tout comme la présence sur du matériel embarquant de l’électronique d’un pictogramme interdisant sa mise directe en poubelle. Même si ce dernier point est régi par la loi, il confirme que le produit arrivé en fin de vie sera récupéré par un éco-organisme, société spécialisée dans la collecte de déchets classifiés, en vue d’être démantelé puis recyclé ou valorisé sous forme énergétique. Les consommables usagés bénéficient eux aussi de services de récupération identiques. Et les constructeurs impliqués ne rechignent pas à embarquer du matériel qui ne leur appartient pas… Des services qui se négocient facilement au moment de l’achat de nouveaux produits ou du renouvellement d’un parc.

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