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| P R I N T N E W S #25 |
| La référence des solutions d'impression optimisées |
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Edition d'Octobre 2008
ENCADRÉ
Enjeux et labels environnementaux
S’il y a un domaine sur lequel les constructeurs se montrent très discrets, c’est bien celui de la composition exacte des encres et de leurs conteneurs. Personne ne souhaite révéler les détails de recettes qui valent de l’or mais tout le monde affirme se conformer aux exigences légales du moment : point de matières interdites par les directives ROHS (Restriction Of Hazardous Substances) ni par celles des DEEE (Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques). Pour le reste, outre les certifications ISO 14001 et 9001, et éventuellement la mise en place d’un SME (système de management environnemental) qui décrivent en partie l’environnement de production, seuls les labels Energy Star, Blue Angel et TCO apposés sur le matériel garantissent une moindre consommation d’énergie pendant les usages. A la différence du papier et de ses normes FSC et PEFC, aucun label ne caractérise encore les vertes vertus des cartouches. Et pour cause : comment procéder à un classement sans normalisation ? Chaque constructeur met en avant les atouts de ses consommables lorsque ceux-ci sont effectivement utilisés avec un matériel de la même marque… Différentes études tendent à montrer que l’impression de 10.000 pages génère encore aujourd’hui environ 70 kg de déchets de cartouches tandis qu’une cartouche laser nécessite en moyenne 3,4 litres de pétrole pour sa production.
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Consommables
Verts et durables
Plus respectueux de l’environnement et plus économiques, de nouveaux toners, cartouches d’encre et papiers viennent grossir les catalogues des constructeurs. Mais ces produits sont-ils vraiment écologiques ?
par Frédéric Bergonzoli
Sans être à l’abri des aléas de conception ou d’approvisionnement de matière première, les concepteurs de solutions d’impression restent attachés à produire dans le respect de l’environnement. Même si tous les problèmes sont loin d’être réglés, le secteur se distingue d’autres industries bien plus polluantes. Respect des normes en vigueur et réelle volonté d’agir en faveur de la planète guident une énorme majorité de professionnels. « En juin dernier, Epson a indiqué que le groupe prenait en compte les trois grandes problématiques actuelles - changement climatique, raréfaction des matières premières et diminution de la biodiversité – et s’engageait à construire une « vision 2050 » avec, d’ici là, des axes de travail d’efficacité environnementale », souligne Florence Lorentzin, responsable qualité, environnement et développement durable chez Epson. Dans le cadre de stratégies de communication globale, les constructeurs multiplient les annonces mais également les actes. Sous le prisme de l’écologie, les solutions d’impression s’analysent en cycles de vie qu’il faut désormais maîtriser. Dans ce contexte, le consommable est particulièrement soigné. Tout simplement parce que les cartouches de toner et d’encre ont une durée de vie moins longue que le matériel et sont donc plus rapidement destinées au recyclage, mais surtout parce qu’elles pèsent dans les revenus des constructeurs. Pour la plupart, les constructeurs ont déjà mis au vert leurs produits, ne serait ce que pour se conformer à la législation. Mais aussi dans la continuité d’une logique d’entreprise. La crise actuelle est effet un révélateur qui accélère les prises de positions. Il y a pourtant sur le marché des consommables « propres » et d’autres un peu moins. « D’une façon générale, il faut associer le développement durable à toute la chaîne de valeurs du consommable », analyse Patrick Mazaud, responsable du programme Customer LED Innovation chez Xerox. « Si on prend l’exemple du toner, cette chaîne de valeurs commence avec l’extraction de matière première, du pétrole essentiellement, qui subit plusieurs phases de raffinement et d’ajout de pigments. Ces procédés consomment de l’énergie pour obtenir le produit final. Ce dernier va être stocké dans une cartouche qui sera elle-même conditionnée dans un emballage puis transportée : on voit bien là toute une organisation que Xerox sait optimiser de bout en bout. On décide également de l’impact social de notre production en veillant notamment aux transferts d’emploi », explique-t-il. Non seulement le consommable propre se veut un produit qui consomme moins d’énergie pendant sa durée de vie, mais sa fabrication doit avoir le moins d’effets négatifs possibles. L’éco conception est donc mise à contribution et forme désormais un tout avec la logistique de récupération et de recyclage. « Les consommables du futur seront à n’en pas douter moins énergivores, ils utiliseront également des biomasses à la place du pétrole et pourront être traités comme des déchets normaux », prédit Tristan Frances, chef de produits chez Oki.
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