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La référence des solutions d'impression optimisées
Edition de septembre 2008
ENCADRÉ
La biométrie dans le collimateur de la Cnil
Œil, main, doigt, visage, voix, comportement gestuel et désormais lecture de l’ADN, les pistes de l’authentification biométriques sont multiples. S’il s’agit dans tous les cas de reconnaître des caractéristiques physiques, des technologies comme l’authentification des empreintes digitales sont des biométries "à traces". Des "traces" qui peuvent être capturées à l’insu des personnes concernées et être utilisées notamment pour usurper leur identité. Selon la Cnil les risques de dérive sont importants et la Commission n’hésite pas à faire capoter les projets qui ne respectent pas les lois en vigueur Authentifier ou identifier suppose de stocker des données et, pour être mis en place, le stockage de données biométriques doit recevoir l'aval de la Cnil. Au-delà de leurs caractéristiques techniques, ces technologies rencontrent également des réticences culturelles et psychologiques mais elles représentent bel et bien l’avenir. L’accès à une imprimante ou à un multifonction n’est pas si éloigné de ces considérations et dépend, lui aussi, des politiques sécuritaires de l’entreprise..
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Sécurité
Identification, authentification et conséquences
Point de politique d’impression ni de services associés sans système d’authentification efficace. Malgré des innovations qui tournent au ralenti, le choix de solutions reste large.
par Frédéric Bergonzoli

Le Système d’Information d’une entreprise repose sur de nombreux éléments parmi lesquels l’individu représente la composante la plus difficile à catégoriser et contrôler formellement. On banalise aujourd’hui le fait de devoir décliner son identité à différents moments de la journée tant les environnements connectés sont devenus familiers. Mettre sous tension son ordinateur et entrer son login est un reflexe commun, qui déclenche pourtant une cascade de processus pouvant cacher une certaine complexité. Les périphériques d’impression sont désormais traités comme des PC et plus particulièrement les multifonctions par définition partageables et donc présents sur le réseau. Il faut s’identifier, éventuellement s’authentifier, avant de pouvoir accéder aux ressources de la machine, l’identification permettant de reconnaître une identité et l’authentification de vérifier et valider cette identité.

« Dans les entreprises, l’authentification est une mesure plus intéressante que l’identification qui, elle, est un protocole permettant de déterminer qui est un individu au sein d’une population donnée », souligne Alain Mestriaux, responsable de la gestion documentaire chez Lexmark. « L’authentification sert à libérer un job, un processus et une traçabilité, qui débouchent sur de la sécurité et de la comptabilité. L’authentification sert aussi à envoyer de l’information à l’utilisateur qui se connecte », précise-t-il. Authentifier consiste donc à vérifier qu’une personne possède bien les droits qu’elle prétend avoir mais pas seulement : « on authentifie pour des raisons de sécurité, de confidentialité et de coûts », observe Eric Fiot, chef de produits chez Canon. La méthode la plus courante est un code numérique ou code PIN qui permet à l’utilisateur de se servir du matériel. Vulnérable lorsque la combinaison des fameux 4 chiffres est connue d’une personne malveillante, le système a le mérite de ne pas coûter cher. Pour des raisons de sécurité, on lui préfère la carte à bande magnétique ou sans contact qui, souvent, sert en même temps à accéder aux locaux, se garer dans le parking ou obtenir son plateau à la cantine. Mais là encore, un badge volé facilite les intrusions même si le système permet de combiner plusieurs identifications en demandant, par exemple, un code après lecture de la carte. Autre approche, «entrer sur un MFP son login et son mot de passe via un annuaire active directory permet de se conforter à la politique de l’entreprise », explique Eric Fiot. Les responsables de parc notent également que l’utilisateur qui se sait identifié se comporte mieux, notamment en termes de gaspillage. Reste une dernière méthode, la biométrie et son cortège de technologies diverses et d’efficacités inégales. « Nos systèmes savent reconnaitre le faisceau veineux du doigt », illustre Guillaume Jacques, responsable du développement marché chez Konica Minolta. « A l’inverse de l’empreinte, ce dispositif reste l’un des plus performants et ne laisse aucune trace », détaille-t-il.

 

 

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