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| Edition Métier Spécial Huissiers |
| P R I N T N E W S #20 |
| La référence des solutions d'impression optimisées |
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Edition de mai 2008
ENCADRÉ
Energy Star, un label remis au gout du jour
Développé par l’EPA (Environmental Protection Agency) dans les années 90 aux Etats-Unis, ce label dont l’application n’est pas obligatoire, garantit la possibilité d’une mise en veille des appareils électriques à une très faible puissance. Adopté par la Communauté européenne, Energy Star vise à faire baisser la consommation électrique mais n’avait subi que quelques remaniements mineurs avant de connaître en avril 2007 une refonte importante incluant les matériels d’impression. Une mise à jour dictée par le fait que près de 98 % des produits présents sur le marché satisfaisaient déjà à la norme en vigueur.
La nouvelle version d’Energy Star a été concoctée dans le but de ne permettre qu’à 25 % des matériels d’être en conformité, si bien que la grande majorité des constructeurs est aujourd’hui confrontée à un défi technologique. Parmi de nombreux critères détaillés sur le site du label, il y a, par exemple, l’obligation de disposer d’un dispositif recto verso dès lors que le périphérique dépasse une certaine cadence d’impression. Plus contraignant qu’Energy Star sur les valeurs de consommations énergétiques et les temps de préchauffage, le label Blue Angel prend aussi en compte les niveaux sonores et les émissions de CO2. Reste un fait que la plupart des constructeurs rappelle, l’impact de la fabrication de papier sur l’environnement est 10 fois plus important que celui de la consommation d’énergie d’une imprimante. abonnez-vous
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Environnement
L’impression moins gourmande en énergie
Associés aux bons usages, les progrès réalisés sur les composants électroniques, l’encombrement des machines et leurs modes de veille font baisser la consommation électrique.
par Frédéric Bergonzoli
La déferlante du Green IT n’a pas épargné le monde de l’impression. Un secteur plutôt bien préparé à la vague verte et dont les acteurs sont aujourd’hui loin d’être de mauvais élèves en matière de développement durable et de respect de l’environnement. Ici bien plus tôt qu’ailleurs, la nécessité de rompre avec l’image d’une industrie réputée polluante a favorisé engagements et actions écologiques. Les enjeux de l’éco-conception et du cycle de vie des produits ont été pris en compte par la plupart des concepteurs de solutions d’impression. Les efforts sont réels, autant pour coller aux recommandations d’éco labels que pour répondre aux nouvelles attentes de consommateurs et résoudre de délicates équations économiques. Comme tout appareil branché sur le secteur, une imprimante consomme de l’électricité. D’autant plus si elle est constamment utilisée et conservée continuellement sous tension. Comment vendre alors du matériel de plus en plus performant tout en garantissant à l’entreprise une stabilisation voire une diminution de sa facture énergétique ? A coups d’innovations technologiques mais en s’appuyant aussi sur une conception des produits globalement différente de ce qui a été fait ces dernières années. « On peut aborder l’économie d’énergie sous deux angles : la partie visible qui correspond à la consommation effective de la machine pour imprimer des documents ou rester allumée, mais on peut également considérer un aspect moins perceptible par l’utilisateur, notamment tout ce qui intervient dans le cycle de fabrication des différents composants d’une imprimante ou d’un multifonction », explique Patrick Mazeau, responsable projet au centre de recherche français de Xerox. Côté alimentation électrique, les normes basse consommation sont déterminées par les principaux labels Energy Star, Blue Angel, TCO et 80 Plus. Moins gourmande en électricité qu’un PC, l’imprimante n’en est pas moins une source de gaspillage potentiel. D’autant qu’à la consommation incontrôlée d’énergie s’ajoutent des rejets de CO2, minimes à l’échelle d’un seul modèle mais qui n’arrangent pas l’état de la planète lorsqu’ils sont considérés globalement. « La phase d’impression demande le plus d’énergie, environ 90 % de la consommation électrique d’une imprimante », rappelle Pierre Sicsic, responsable environnement chez HP. Point de fusion et toner Les constructeurs se sont donc attachés à optimiser l’usage du four en réduisant la chaleur nécessaire à la cuisson. Aux lampes allogènes utilisées dans les années 90, se sont substituées d’autres matériaux qui ne demandent aujourd’hui quasiment aucun délai de préchauffage pour imprimer. Bon nombre de constructeurs exploitent aujourd’hui des dispositifs proches de celui utilisé par les plaques chauffantes à induction. « Les imprimantes étant le plus souvent en mode d’attente qu’en mode d’impression, nous avons développé une technologie de fusion instantanée qui permet d’atteindre des modes de consommation de 5 watts, proches des modes de veille et cela, sans pénaliser la vitesse de sortie de la première page », explique Pierre Sicsic. |
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