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Edition de mai 2008
ENCADRÉ
Java, Ajax et XML
MFP et applications ne parlent pas le même langage. Un problème de communication que l’on réglait hier en intégrant directement une application au cœur du multifonction, le tout supervisé par une technologie Java. En dépit de la facilité de langage de Java, les coûts de développement, d’implémentation et d’administration, se sont très vite révéler onéreux pour relier les données des MFP aux applications externes. Sans compter les performances limitées aux ressources locales du multifonction. Aujourd’hui les constructeurs se tournent vers les services Web et ses standards HTML, XML, SOAP et Ajax notamment, qui réduisent considérablement les liaisons interfaces / administrateurs. « Il y a quelques années, HP réalisait un premier niveau d’intégration sous Java », confirme Frédéric Brouillard. « Malgré son succès, cette solution ne permettait pas à nos partenaires d’accéder facilement à nos machines et, de plus, restait à adapter et personnaliser à chaque sortie de nouvelle plate forme HP. Il a fallu concevoir une technologie reposant sur les standards du Web et permettant d’offrir une véritable interface de programmation aux développeurs, c’est ce que nous avons fait à travers OXP », explique-t-il. Personnalisation et adaptation deviennent des priorités qui s’inscrivent dans une offre globale de services que chaque constructeur tente d’affiner.
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Multifonctions
Personnaliser pour mieux intégrer
Programmer les tâches des MFP, c’est donner de la souplesse aux usages, de la sécurité aux services et de la valeur joutée au matériel. Les services Web montrent la voie.
Par Frédéric Bergonzoli

Avec des indicateurs de ventes au vert, le succès du multifonction ne se dément pas. A chaque renouvellement de périphérique, à chaque préconisation de rationalisation, le MFP est une carte maîtresse que jouent bon nombre d’entreprises. Sensibles à l’imparable argument des constructeurs qui présentent le MFP comme le choix le plus avantageux dans un environnement standard de bureautique, TPE, PME et grands comptes ont été largement conquis. Les atouts du MFP peuvent pourtant fondre comme neige au soleil s’il n’est pas correctement intégré au système d’information de l’entreprise. Les ressources des multifonctions disponibles sur le réseau s’appuient sur des protocoles standards du type SNMP, sur le firmware du matériel et son lot d’applications de gestion et de paramétrage. Des applications suffisamment élaborées pour répondre à la plupart des besoins en impression, numérisation, copie et quelquefois GED allégée. De PCL à Postscript, les langages d’impression partagée sont parfaitement maîtrisés d’un constructeur à l’autre. Un minimum pour une grande majorité de multifonctions voués essentiellement à imprimer. C’est plutôt du côté de l’interface homme machine que se reflète une partie des possibilités d’intégration du MFP et donc du savoir faire de son concepteur.

De fait, la souplesse de personnalisation de cette interface est un point à ne pas négliger. «Tous nos MFP offrent en standard la possibilité de personnaliser l’interface utilisateur, de choisir ce que l’on veut afficher et l’ordre dans lequel on veut l’afficher, le tout à travers des paramétrages simples d’accès », explique Frédéric brouillard, directeur avant vente chez HP. La politique d’impression se nourrit de ce type de fonctions autorisant ici la suppression d’un bouton de copie, là l’envoi numérique localisé, là encore l’interdiction de numériser. Désormais répandu, ce premier niveau de personnalisation convient à de nombreuses organisations. Mais pour coller aux spécificités métier des entreprises, le MFP ainsi customisé pourrait montrer quelques limites. Deux approches principales permettent d’adresser une frange plus large d’entreprises en recherche de développement métier. La première, la plus ancienne et la plus lourde, consiste à effectuer un développement propriétaire autour de la solution ou du logiciel dont se sert le client. Sa faiblesse est de nécessiter des adaptations récurrentes à mesure que solutions et matériels évoluent. Un point particulièrement pénalisant qui conduit les constructeurs adeptes de cette stratégie à proposer peu d’applications compatibles à leur catalogue et, finalement, à montrer peu de flexibilité. La seconde approche repose sur les services web qui constituent des technologies plus ouvertes permettant la plus grande intégration possible du marché. A charge pour le constructeur d’ouvrir le cœur de ses machines à des expertises tierces, typiquement son réseau de distributeurs, en fournissant des kits de développement basés sur des technologies web facilement exploitables.

«Nous souhaitons faire évoluer les mentalités et cesser de présenter les MFP comme des postes de coûts mais comme une technologie à valeur ajoutée », explique Anthony Le Fauconnier, chef de produit Business Solutions chez Sharp. « Notre technologie OSA, Open System Architecture, s’interface avec n’importe quelle application en permettant de créer une passerelle de communication, ce qui permet de respecter le choix de l’organisation du client », détaille-t-il. En faisant reposer OSA sur une architecture client serveur, Sharp fait évoluer les ressources du serveur en fonction des besoins. Chez Xerox, l’équivalent d’OSA se nomme EIP, Extensible Interface Platform. « La technologie EIP est réellement synonyme d’intégration métier : elle permet à nos MFP de s’adapter à nos clients et non l’inverse », précise Jean-François Maumy, chef de produit A3 chez Xerox. Dans la même approche, HP pourrait faire valoir son architecture OXP, Open eXtensibility Platform, sans oublier Samsung et Konika Minolta qui misent sur la technologie JScribe… sur le terrain des MFP la bataille des interfaces est bel et bien engagée pour désigner celui qui saura séduire et rallier le plus grand nombre de développeurs et d’applications.

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