FORUM DES ACTEURS NUMERIQUES
P R I N T N E W S   #14
La référence des solutions d'impression optimisées
Edition de novembre 2007
ENCADRÉ
Etiquettes, technologie et RFID
Les imprimantes étiqueteuses sont construites pour une grande majorité autour de la technologie thermique. Elles se distinguent en deux grandes familles : les imprimantes à transfert thermique qui nécessitent une bobine de papier et une bobine de ruban encreur et les imprimantes fonctionnant en thermique directe qui, elles, n’ont pas besoin de ruban. En cas de transfert, la réaction d’une couche spécifique du papier à la source de chaleur permet de concevoir des étiquettes très résistantes, surtout si le ruban est laminé. Avec le thermique directe, le papier déjà imbibé d’encre réagit seul à une source de chaleur. L’impression est plus simple, plus rapide mais sa durée de vie moins importante. Cette technologie autorise la conception de périphériques mobiles. Les imprimantes traditionnelles du bureau n’ont pas cet avantage mais les fabricants de consommables ont su concevoir et différencier des produits pour le laser et pour le jet d’encre avec désormais de très bons résultats quelle que soit la technologie utilisée. Reste la technologie RFID avec laquelle on peut concevoir des étiquettes radio mais dont le coût est le principal un frein à sa généralisation. Ces étiquettes intelligentes comportant des transpondeurs RFID ultra fins sont imprimées et encodées à l’aide d’une imprimante / encodeur thermique. Les données peuvent alors être lues par un lecteur RFID placé à une distance pouvant atteindre trois mètres.
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Etiquettes au bureau : des solutions mûres

Avec du matériel et des consommables dédiés, exit le casse tête de l’étiquetage. Printnews pointe les principaux critères de choix des produits adaptés.

par Frédéric Bergonzoli

Anecdotique l’impression d’étiquettes en entreprise ? Tous ceux chargés au bureau de produire et gérer les fameux parallélépipèdes autocollants ne sont pas cet avis. Ce type d’impression connaît même une croissance continue avec l’arrivée dans un marché assez concurrentiel de solutions plus fiables, plus simples à utiliser et surtout moins chères. Résultat, les besoins s’affinent autant que les supports se multiplient. Des classiques dossiers et autres chemises cartonnées aux puces RFID, la palette des usages s’est considérablement élargie. « Les offres sont très variées, de la petite bureautique et des produits que l’on peut utiliser à domicile, jusqu’à des applications de type industriel comme les étiquettes utilisées par les entreprises de logistique », analyse Fabrice Claes, responsable marketing pour les grands comptes chez Brother. Comme la plupart de ses concurrents, le constructeur japonais est présent sur les marchés de l’impression classique laser ou jet d’encre, mais comme peu d’entre eux, il a décidé de se pencher un jour sur l’impression des étiquettes. « Dans un environnement bureautique, l’étiquette sert à identifier, à classer ou à publiposter. La seule solution proposée à nos clients a longtemps été les planches à étiquettes pré formatées permettant de travailler avec des outils classiques. Si on prend l’exemple du publipostage, il s’agit souvent de mettre en forme une base de données Excel et de l’imprimer sur une planche. Mais dans tous les cas et même si on est un utilisateur débrouillard, il y a une perte d’étiquettes liée à leur disposition sur la feuille. C’est dans ce contexte que Brother a développé des petites imprimantes spécifiques alimentées par des étiquettes disposées sur un ruban, ce qui permet d’imprimer à la demande », explique Fabrice Claes.

L’alternative à ces imprimantes est la feuille A4 autocollante contenant quelques douzaines de cellules pré formatées et pré découpées, et que l’on place dans le bac à papier d’une imprimante laser ou jet d’encre.
L’américain Zebra Technologies, fabriquant de solutions bureautiques et industrielles dans l’étiquetage, fait une analyse proche de celle de Brother.  « On répond beaucoup mieux à une problématique donnée avec un produit qui a été développé pour ça. Or, les imprimantes laser ou jet d’encre n’ont pas été conçues à la base pour imprimer des étiquettes et surtout pas pour répondre à une impression d’étiquettes à la demande », argumente Pierre Desmoures, responsable du business development chez Zebra Technologies.

Aux constructeurs qui mettent en avant la souplesse de l’impression à la demande, les fabricants de consommables opposent la gestion de la volumétrie. « Dans le marché des étiquettes sur support A4, publipostage classique et envoi de courrier en nombre viennent en tête », explique Géraud Porteu, directeur marketing d’Avery. « La demande concernant l’identification est également importante avec des besoins nouveaux qui font appel notamment à la couleur ou encore à des produits faciles à décoller ou à l’inverse inaltérables une fois mis en place. On note, en revanche, une chute des demandes concernant les médias, disquettes en tête évidemment mais également les CD et DVD qui se font supplanter par les lecteurs MP3 ou les clés USB. Le premier critère de choix reste l’utilisation que l’on fait des étiquettes et, on l’a vu, le mailing étant la plus répandue, il n’est pas concevable d’imprimer 1000 étiquettes à la demande », explique-t-il. Et côté gaspillage, Avery assure que les applications logicielles livrées avec ses produits facilitent la vie de l’utilisateur.

Le format vient également différencier les deux approches. Du côté des imprimantes spécialisées, il y a la marge de manœuvre laissée par le ruban, de quelques millimètres à une dizaine de centimètre de large mais avec toute la longueur du défilement. De l’autre, il y a le A4 et ses déclinaisons inférieures. Les coûts aident également à choisir son camp. Une fois acquise (de 100 à 150 € en moyenne), l’imprimante bureautique d’étiquettes exploite la technologie thermique et donc des consommables abordables en terme de prix. Pour le papier autocollant, c’est l’inverse : un coût d’acquisition nul mais une gestion des consommables plus lourde.

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